Halloween : The Rocky Horror Picture Show en nocturne au Cinéma Cartier

Par Michel Hubert

Halloween approche, petits et grands s’affairent à trouver le costume le plus effrayant, le plus hideux ou le plus drôle. Pour certains cette nuit particulière rime avec la collecte des sucreries, pour d’autres c’est devenir, pour une nuit, un autre soi-même effrayant et libéré des conventions sociales. Le Cinéma Cartier nous propose une projection d’un film culte qui rompt avec tous les codes du cinéma et qui est devenu une icône de la culture Queer des années 70-80, il s’agit du Rocky Horror Picture Show.

A l’origine, une pièce de théâtre en 1973, c’est deux ans plus tard que l’histoire est portée à l’écran. Échec calamiteux, le film ne rapporte que 450 000 dollars pour un budget d’un peu plus d’un million. L’oeuvre, se voulant une parodie de tout ce qui se faisait à l’époque (de la science fiction au fantastique), semble trop rompre avec les standards du cinéma pour plaire.

Comédie musicale aux chansons parfaitement représentatives d’un Glam Rock des 70’s (Science Fiction/ Double Feature,  The Time Warp, Sweet Transvestite ou encore I’m Going Home), l’histoire est abracadabrante :

Lors d’une nuit, Janet Weiss (Susan Sarandon) et Brad Majors (Barry Bostwick), deux tourtereaux niais, tombent en panne d’automobile. Leur chemin les mènent jusqu’au manoir de l’étrange docteur Frank’N’Furter (Tim Curry). Celui-ci est ravi de les accueillir pour la nuit et espère bien faire connaissance et plus si affinités…

Cette folie sur grand écran se situe au croisement du pastiche de série B, de la parodie de science-fiction et de la comédie musicale. Transgressive, l’adaptation de Jim Sharman de l’œuvre de Richard O’Brien présente aux spectateurs les aventures du très queer docteur Frank’N’Furter. Ce “sweet transvestite” en porte-jarretelles venant de la planète Transexual Transylvania a crée son homme parfait, Rocky, pour coucher avec lui de temps à autre. Tim Curry, celui qui incarnera le premier le Clown démoniaque de IT, nous offre une prestation extravagante et hallucinante lorsqu’il chante et danse en guêpière.

Ce film trouve écho dans le cœur de beaucoup de membre de la communauté de la Diversité sexuelle et de genre. Extravagant, avant-gardiste, libertaire et totalement Queer, il fait la part belle à la liberté d’être soi. Les paroles de Sweet Transvestite au début du film en sont un parfait exemple :

Don’t get strung out by the way that I look,
Don’t judge a book by its cover
I’m not much of a man by the light of day,
But by night I’m one hell of a lover
I’m just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania.
(…)
So why don’t you stay for the night? Or maybe a bite?
I could show you my favourite obsession.
I’ve been making a man with blond hair and a tan
And he’s good for relieving my tension
I’m just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania.

Le Cinéma Cartier nous propose de redécouvrir ce film en version originale le mardi 31 Octobre à 21h30 pour une projection nocturne unique. Cette formule rappelle celles présentées pendant de nombreuses années à minuit au Wavely Theatre à New York qui ont participé à faire du  Rocky Horror Picture Show une oeuvre culte. Venez-y costumés !!!

Pour plus d’informations sur la séance :

 https://www.cinemacartier.com/single-post/2017/09/29/Venez-Fêter-lHalloween-au-Cinéma-Cartier